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2010-02-11
17:40:13Communiqué
Entente sur le « Buy
American »
La FTQ demande le report de l’entrée en vigueur de l’entente
Montréal, le 11 février
2010 – Prenant connaissance des détails de l’entente entre
le Canada et les États-Unis concernant le Buy American qui ont été révélés de
façon officieuse, la Fédération des travailleurs et travailleuses
du Québec (FTQ) est hautement préoccupée par cet accord négocié en
catimini.
Par la voix de son secrétaire général, René Roy, la FTQ constate
que les provinces canadiennes, mais particulièrement le Québec ont
mis beaucoup sur la table pour recevoir très peu en bout de ligne.
« C’est un peu comme si on avait
échangé un joueur étoile pour quelques bâtons de hockey et des
considérations futures… En échange de mettre sur la table les
achats publics de tous les ministères et d’une quarantaine
d’organismes publics, on a obtenu une dispensation temporaire de
l’application des mesures ' Buy American ' du gouvernement
américain, qui grosso modo équivalent à à peu près 5 milliards de
dollars, résume-t-il. Ce qui est encore plus préoccupant, c’est
qu’à partir de 2011, l’administration américaine pourra recommencer
son jeu, et le Canada et le Québec n’auront plus de rapport de
force pour négocier. D’un point de vue de négociation, c’est assez
lamentable… », déclare René Roy.
La FTQ trouve aberrant qu’un tel accord puisse être mis en vigueur
à partir de mardi le 16 février prochain sans qu’il ait fait
l’objet d’un débat public ou qu’on ait pu en mesurer véritablement
les avantages et les inconvénients. « Au moment où on se parle, il n’existe aucune
étude d’impacts sur les effets possibles d’une telle entente. Le
gouvernement n’a même pas encore rendu les textes publics »,
souligne René Roy.
Le secrétaire général de la FTQ souligne les implications à long
terme de l’entente. « On parle
ici de changements majeurs, car il ne s’agit pas simplement de
permettre à des fournisseurs américains de répondre à des appels
d’offres des entités publiques du Québec, mais également du fait
qu’on ne peut plus attacher de conditions de retombées économiques
locales à l’octroi de contrats publics. C’est ni plus ni moins
qu’un déni de démocratie », ajoute René Roy.
Devant cet état de fait, la FTQ souhaite qu’Ottawa et Québec
sursoient à la mise en vigueur de l’entente et procèdent au débat
public qu’ils ont évité jusqu’à maintenant.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente
plus de un demi-million de membres.
–30–
Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809
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