« Nous demandons au gouvernement fédéral,
a-t-il poursuivi, de revenir à la raison et de reconnaître, une
fois pour toutes, que tout futur référendum devra se vivre dans
l'arène du politique aux conditions qui auront été déterminées
démocratiquement par l'Assemblée nationale du Québec. »
Justement parce qu'il s'est doté d'institutions démocratiques qui
garantissent des changements démocratiques, le Québec n'a de leçon
à recevoir de personne. Sans être parfaites, la Loi des
consultations populaires et la Loi électorale québécoise restent
des modèles. Il faut laisser au peuple québécois la responsabilité
entière de juger de la légitimité de ses propres institutions. « Le
gouvernement fédéral aurait d'ailleurs tout à fait avantage à
s'inspirer de nos lois, a commenté M. Roy, notamment en matière de
financement des partis politiques. C'est ce genre de projet qui
devrait être étudié ici. »
« Négocier de bonne foi », ça nous connaît!
Selon la FTQ, la mauvaise foi du gouvernement fédéral est évidente
parce la Cour suprême a été claire quant à l'obligation de
négocier. Alors, pourquoi chercher à interpréter cette obligation à
ce moment-ci? La négociation, c'est le quotidien des relations de
travail et l'obligation de négocier doit être exercée dans la «
bonne foi ». « Le projet de loi C-20 est tout sauf une
manifestation de bonne foi », de commenter le secrétaire général.
Le gouvernement devrait simplement reconnaître qu'il a l'obligation
de négocier, ce qui ne l'empêchera aucunement, quand le moment sera
venu, de donner son opinion sur la clarté de la question ou
d'analyser les résultats du vote. »
Un carcan inacceptable
Le Québec a déjà vécu deux référendums. Malgré les résultats serrés
du dernier, le fédéral a choisi la ligne dure. Selon la FTQ, le
gouvernement aurait pu décider de reconnaître la nette volonté de
changement de près de la moitié de la population québécoise comme
il aurait pu indiquer son ouverture à négocier suite à la décision
de la Cour suprême. Mais c'est tout le contraire qui se produit.
Le message que le fédéral envoie au Québec est le suivant: « Votez
sur ce que vous voulez, comme vous le voulez. Cela ne nous inquiète
pas parce que, en bout de ligne, c'est le Canada qui va décider du
bien-fondé de toute l'opération et de la pertinence de négocier. »
En terminant sa présentation, le secrétaire général de la FTQ a
accusé le gouvernement de ne pas jouer franc jeu. « Le projet de
loi ne veut pas donner effet à l'exigence de clarté formulée par la
Cour suprême, a-t-il indiqué, mais limiter les conséquences et la
portée de l'avis de cette cour qui énonce l'obligation de négocier.
»
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