Cette position avait d'abord été appuyée lors
d'un grand colloque organisé par la FTQ sur le thème Les jeunes et
le syndicalisme, qui a réuni fin janvier plus de 400 délégués dont
la moitié avaient moins de 35 ans.
« La FTQ participera au sommet car nous n'avons jamais été d'accord
avec la politique de la chaise vide, dit M. Massé. Bien sûr, nous
sommes très respectueux de la démarche des jeunes et c'est leur
sommet à eux. Nous proposerons des solutions aux problèmes que les
jeunes eux-mêmes estiment prioritaires, comme la précarité de
l'emploi, la formation, les stages ainsi que les lois du travail. »
Un fonds d'emploi pour les jeunes
Une des principales propositions de la centrale concerne la mise
sur pied d'un fonds d'emploi pour les jeunes, à partir d'une
enveloppe de 200 millions de dollars provenant du secteur privé et
du gouvernement du Québec. Un tel fonds pourrait créer jusqu'à 10
000 emplois d'été chaque année. La FTQ et son Fonds de solidarité
sont prêts à y injecter dix millions de dollars.
M. Massé a donné l'exemple du Fonds étudiant solidarité-travail du
Québec mis sur pied récemment par la FTQ et le Fonds de solidarité.
Ce fonds offre depuis l'été dernier des emplois d'été dans les
syndicats, les coopératives, les groupes communautaires et les PME.
Il compte accueillir près de 500 jeunes l'été prochain.
Une formation de qualité
La FTQ réclame par ailleurs que l'on établisse des critères précis
afin d'assurer de véritables stages de formation aux jeunes et pour
éviter que les stagiaires ne se substituent à un employé ou soient
une main-d'œuvre à rabais.
« Nous demandons également que Québec mette tout en œuvre pour
permettre aux jeunes adultes peu scolarisés de compléter leur
formation initiale ainsi qu'une formation professionnelle leur
ouvrant l'accès au marché du travail, a déclaré le secrétaire
général, René Roy. Nous proposons en outre des projets de
familiarisation avec le marché du travail régional pour les
nouveaux diplômés afin de faciliter le maintien ou le retour des
jeunes en région. »
Les lois du travail
La FTQ demande également qu'il y ait une campagne d'information et
de formation sur les droits du travail et l'accès au syndicalisme
pour les jeunes travailleurs et travailleuses, ainsi qu'une réforme
du Code du travail pour favoriser la syndicalisation. Elle propose
aussi une amélioration des diverses formules de soutien et d'aide
aux jeunes entrepreneurs.
La FTQ est la centrale qui représente le plus grand nombre de
jeunes de moins de 35 ans, soit près de 150 000, qui forment 30 %
de son membership.
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