La Fédération internationale des organisations des
travailleurs/euses du métal (FIOM).
Les événements :
La PT Kadera est une compagnie basée en Indonésie, dirigée à 90%
par des japonais et qui fabrique des sièges d'auto. Le 16 mars
2001, les travailleurs déclarent la grève pour demander le salaire
minimum national. Le 29 mars 2001 400 hommes attaquent les
grévistes pacifiques avec couteaux, bâtons et barres de fer. 2
hommes sont assassinés. La plupart dormaient au moment de
l'agression.
Fédération internationale des travailleurs du bâtiment et du
bois (FITBB)
IKEA
La multinationale :
IKEA est une des plus grandes multinationales dans le secteur du
meuble avec ses usines dans quelque 70 pays et avec ses détaillants
dans approximativement 30 pays. IKEA doit donc faire face à des
différences culturelles, économiques et sociales. Depuis quelques
années, la compagnie suit un code de conduite portant sur les
conditions éthiques et sociales dans ses relations avec ses
contracteurs à travers le monde.
Aujourd'hui comme hier, notre action syndicale
quotidienne s'inscrit en faux contre les lois des marchés aveugles.
Nous revendiquons une mondialisation fondée sur un développement
démocratique, juste et durable où la richesse produite sera
redistribuée. Une mondialisation qui profitera aux peuples plutôt
que de les assujettir à des rapports économiques brutaux. Ce sont
nos valeurs qui priment et leur affirmation qui place l'humain au
premier plan. Quotidiennement, notre action syndicale se concrétise
dans :
Les syndicats locaux ont développé l'habitude
de tracer le portrait de leur entreprise : analyse des rapports
financiers, du marché, de la clientèle, des entreprises
concurrentes, etc. C'est un geste que nous posons naturellement,
particulièrement à l'approche des négociations. Aujourd'hui, il
faut aller plus loin et s'intéresser aux enjeux internationaux qui
confrontent nos entreprises :
Sous le contrôle des pays riches, où se concentrent la majorité des
flux de capitaux, l'économie financière prend le pas sur l'économie
réelle. Moins maîtrisables parce que sans contrôle, ces
fluctuations menacent la stabilité des États. Ce fut le cas lors de
plusieurs crises en Asie, en Russie et au Mexique. Ce sont les
populations qui en ont fait les frais. Aujourd'hui, 90 % des
opérations boursières sont spéculatives, de courte durée et souvent
destructrices d'emplois.
Bien sûr, tous les secteurs de l'économie ne
sont pas perdants. Il n'est pas non plus possible d'attribuer
toutes les pertes d'emplois aux conséquences de la mondialisation.
Mais certaines données sont inquiétantes. Aux Etats-Unis 395 000
emplois perdus depuis l'entrée en vigueur de l'ALÉNA. Au Canada
dans la téléphonie, le transport et certains secteurs de la
métallurgie, des milliers d'emplois ont été perdus. L'avenir de
l'usine General Motors à Boisbriand est soumis aux diktats d'une
transnationale. En janvier 2001, Daimler-Chrysler annonce,
rationalisation oblige, une coupure de 3 000 à 6 000 postes. Qui
profite des. nouvelles technologies ?