2006-12-18Nouvelle
Équité salariale dans le secteur
public:
La fin d’une longue lutte
En conférence de presse,
le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy a rappelé que « Le
règlement de l’équité, en soi, est un bon règlement. Mais nous
n’oublierons pas que pour en financer une bonne partie, le
gouvernement Charest, par geste autoritaire, a décrété un gel
salarial de deux ans ».
Montréal, le 18 décembre 2006 - Jeudi dernier, le comité d’équité
salariale, formé du gouvernement et des organisations syndicales
représentant les employé-es de l’État dans les réseaux de
l’éducation, de la santé et des services sociaux a finalement signé
le dernier avis, mettant ainsi un point final au programme d’équité
salariale
C’était l’étape ultime pour, qu’au début de l’année 2007, le
gouvernement procède aux ajustements des échelles salariales. De
plus, il versera, au printemps, les montants de rétroactivité
auxquels ont droit 326 000 femmes et hommes qui occupent des
emplois féminins visés par un correctif.
Depuis une trentaine d’années, les syndicats se battent pour que
soit reconnue la valeur du travail des femmes. Pendant ce temps, à
Québec, les gouvernements successifs ont soutenu que le secteur
public était exempt de discrimination. Pourtant, la réalité
démontre le contraire : nous avons obtenu l’injection de 4
milliards 300 millions de dollars pour ces correctifs!
Le règlement du dossier de l’équité salariale est le fruit de la
détermination et de la solidarité des femmes appuyées par leurs
organisations syndicales et non pas le cadeau d’un gouvernement qui
cherche à se faire du capital politique sur leur dos.
Des travaux à poursuivre
Il faut se rappeler que les travaux d’évaluation ont été faits à
partir d’un portrait des emplois datant de 2001 qui a évolué
depuis. Les exigences de formation professionnelle se sont accrues,
notamment pour les employé-es de bureau; les transformations au
Code des professions changent les tâches et les responsabilités,
entre autres celles des technicien-nes et des professionnel-les de
la santé et des services sociaux; l’apparition de nouvelles
catégories d’emplois, les modifications à l'organisation du
travail, la professionnalisation ou encore les réformes
organisationnelles et les changements de clientèles sont autant
d’éléments qui exigent que des travaux de maintien de l’équité
salariale s'amorcent dès maintenant! Par exemple, dans le cas des
infirmières bachelières, maintenant infirmières cliniciennes, il
sera impératif que le gouvernement reconnaisse leur contribution
spécifique et leur autonomie professionnelle, au même titre que
celles qui sont reconnues aux autres professionnel-les de formation
équivalente. La question de la relativité salariale sera également
à l’ordre du jour de nos préoccupations.
Les salarié-es de l’État, après tant de patience et de
mobilisation, peuvent enfin jouir du résultat de leurs efforts.
Elles espèrent maintenant que le gouvernement prendra tous les
moyens nécessaires pour que ce travail colossal ne s’effrite pas au
fil du temps et qu’elles puissent continuer de dispenser des
services à la population dans un milieu exempt de discrimination
salariale.
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