2008-02-22Nouvelle
La FTQ satisfaite des principales
conclusions du Forum sur la démocratie et la gouvernance des
commissions scolaires
« Les commissions scolaires doivent survivre, mais
tous conviennent qu’elles doivent évoluer » – René Roy, secrétaire
général de la FTQ
Québec, le 21 février 2008
– La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
salue la détermination de la ministre de l’Éducation, du Loisir et
du Sport, madame Michelle Courchesne, qui, dès le début de ce
Forum, a clairement indiqué qu’il n’était pas question d’abolir les
commissions scolaires. La FTQ constate également que plusieurs de
ses propositions sont majoritairement partagées par l’ensemble des
intervenants à ce Forum.
«
Il n’est pas question ici de
réinventer la roue. Les commissions scolaires ont un rôle à jouer
dans la vie démocratique québécoise. Cependant, il faut convenir
qu’elles doivent évoluer, s’adapter aux années 2000. La plupart des
intervenants s’entendent pour valoriser le rôle des commissaires et
des présidents de commissions scolaires en définissant clairement
leur rôle, leur donnant plus de visibilité et davantage de moyens
de communiquer avec la population. D’ailleurs, tout comme la FTQ,
bon nombre de participants ont demandé à ce que les élections
scolaires se tiennent en même temps que les élections
municipales », a déclaré le secrétaire général de la FTQ,
René Roy.
«
Nous croyons aussi qu’il est
temps de repenser l’organisation des services de garde en ayant
pour objectif leur intégration pleine et entière dans le projet
éducatif scolaire. La demande parentale est là : il faut des
services de garde mieux adaptés au projet éducatif, mieux pourvus
en locaux et en financement. Des services de garde mieux intégrés
dans l’école offriraient aussi l’avantage d’augmenter la présence
des enfants à l’école, ce qui irait dans le sens des orientations
récemment adoptées par le gouvernement », a poursuivi M.
Serge Cadieux, directeur québécois du Syndicat des employées et
employés professionnels-les et de bureau – Québec (SEPB-Québec).
La formation professionnelle et la
formation des adultes doivent devenir des priorités
«
Ne nous mettons pas la tête
dans le sable. La formation professionnelle et celle des adultes
ont souvent été considérées comme étant les parents pauvres de la
formation scolaire. Un sérieux coup de barre doit être donné. Par
ailleurs, lors de fermeture d’entreprises, les commissions
scolaires devraient être appelées à contribuer au travail de
reclassement de ceux et celles qui ont des besoins en formation,
validation ou de reconnaissance de l’expérience de dizaines
d’années de travail dans une entreprise », a ajouté le
secrétaire général de la FTQ.
Ne pas jeter le bébé avec l’eau du
bain
Le fait de vouloir moderniser les commissions scolaires ne doit pas
inciter le gouvernement à multiplier les structures ou les
réformes. «
Nous croyons que la
décentralisation amorcée il y a dix ans a atteint ses limites.
Québec ne doit pas ajouter d’autres structures à celles qui
existent déjà. Par ailleurs, il apparaît très important pour la FTQ
de donner un sérieux coup de barre dans l’organisation du transport
scolaire, surtout dans les conditions de travail et des
salaires », a conclu M. Roy.
La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus
de un demi-million de membres au Québec.
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Source : FTQ
Informations : Jean Laverdière 514 893-7809