2008-04-18Nouvelle
La FTQ à la défense d’un système de
santé public, universel et gratuit
« La population du Québec doit prendre conscience que
des loups rôdent et se préparent à mettre la main sur notre système
de santé »
– Michel Arsenault, président de la FTQ
Montréal, le 18 avril 2008. – Réunis à Montréal, les membres du
Conseil consultatif de la FTQ ont réaffirmé haut et fort leur
attachement au système de santé public, universel et gratuit que
s’est donné la société québécoise. Sensibilisés à l’intrusion du
privé dans la santé au Québec, c’est de façon unanime qu’ils ont
dénoncé les politiques du ministre Couillard qui tente de
privatiser en douce notre système de santé.
Une marche pour la santé
Cette année, le thème de la Fête internationale des travailleuses
et des travailleurs est «
Ensemble
pour la santé ». La FTQ invite donc ses membres et la
population à descendre dans la rue le 3 mai prochain afin
d’affirmer haut et fort notre attachement à notre système de santé.
«
L’efficacité prétendue du privé
en santé est un mythe propagé par ceux qui veulent s’emparer du
coffre-fort en laissant dans la rue les malades qui n’auront pu se
payer des assurances privées », a déclaré le président de la
FTQ, Michel Arsenault.
Les horreurs du privé
Toutes les études le démontrent : le privé coûte plus cher, est
moins efficace et allonge les listes d’attente. «
Avant la mise en place du système public, les
accouchements et la maladie étaient les principales causes
d’endettement et d’appauvrissement des familles au Québec. Pas
d’argent signifiait pas de traitement », a ajouté le
secrétaire général de la FTQ, René Roy.
L’exemple américain
Aux États-Unis, où le privé est roi et maître, plus de la moitié
des faillites personnelles sont reliées aux coûts des services de
santé. «
Aux États-Unis, pour
être assurable, il faut être en santé. Plus de 47 millions
d’Américains n’ont aucune protection. Nous ne voulons pas de ce
système de santé que tentent d’implanter ceux qui veulent se
remplir les poches au détriment de ceux qui souffrent », ont
conclu messieurs Arsenault et Roy.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente
plus d’un demi-million de membres.
– 30 –