2008-08-03Nouvelle
Réaction du Comité des jeunes de la
FTQ aux résolutions de l’aile jeunesse du PLQ
« Les jeunes libéraux votent à main levée… pour la
tenue d’un vote obligatoire secret de syndicalisation. Ça illustre
tout le sérieux de cette démarche à contrecourant »
- Dominic Lemieux, président du Comité des jeunes FTQ
Dominic Lemieux, président du Comité des jeunes FTQ
Sherbrooke, le 3 août 2008
– Le Comité des jeunes de la FTQ dénonçait ce matin le manque de
sérieux de l’aile jeunesse du Parti libéral du Québec qui a adopté
une résolution visant la tenue d’un vote obligatoire secret lors de
l’implantation d’un syndicat.
Dominic Lemieux, président du Comité des jeunes de la FTQ,
s’inquiète du fait que les jeunes libéraux aient refusé
catégoriquement son offre visant à expliquer aux congressistes les
étapes menant à la création d’un syndicat. «
Nos craintes étaient fondées, l’aile jeunesse
du PLQ a adopté une résolution qui propose un important retour en
arrière sans même avoir pris la peine d’écouter ceux qui ont
l’expérience du terrain, des jeunes de surcroît. C’est un grave
manque de sérieux. »
Les jeunes de la FTQ poursuivent en dénonçant les nombreuses
erreurs de faits qui accompagnent la résolution des jeunes libéraux
qui « s’appuie sur un argumentaire mal ficelé au contenu douteux et
souvent carrément faux », a insisté Nicolas Lemieux de la FTQ.
«
Les lois québécoises permettent
aux travailleurs et travailleuses de se syndiquer librement sans
que l’employeur ne puisse s’ingérer dans ce processus et c’est dans
cette liberté que les jeunes libéraux veulent sabrer en modifiant
notre Code du travail qui est pourtant responsable de la paix
sociale qui règne actuellement au Québec.
« Des mesures similaires ont été adoptées aux États-Unis et elles
ont fait chuter dramatiquement le taux de syndicalisation
entraînant à la baisse les conditions de travail de la classe
moyenne. Barack Obama en fait même un enjeu électoral en
préconisant le retour d’un modèle calqué sur celui qui existe chez
nous », a ajouté le président du Comité des jeunes de la
FTQ.
Concluant à un manque de connaissances pratiques, le président du
Comité des jeunes de la FTQ est même allé jusqu’à proposer au
président de la Commission-Jeunesse du PLQ de participer à une
campagne de syndicalisation «
afin de voir ce qui se passe réellement sur
le terrain quand les travailleurs et travailleuses sont confrontés
à des employeurs assoiffés de profits. »
«
Le fait que les jeunes libéraux
votent une proposition sur le vote secret à main levée en dit long
sur le sérieux de leur démarche », concluait Dominic
Lemieux.
Rappelons que les jeunes de la FTQ ont reçu l’appui des principales
associations étudiantes et des groupes jeunesse du Québec, présents
au point de presse.
La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus
de un demi-million de membres dont 30 % sont des jeunes.