2008-08-27Nouvelle
Entente sur l’embauche de travailleurs
tunisiens et la formation
de la main-d’œuvre locale à Lebel-sur-Quévillon
« Un modèle à suivre pour d’autres secteurs d’activité
et d’autres régions »
– René Roy, secrétaire général de la FTQ
Le secrétaire général de la FTQ, René Roy
Montréal, mercredi 27 août 2008 – La Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ) et le Syndicat des Métallos saluent
l’entente paraphée hier entre les représentants syndicaux et la
direction de la compagnie Breakwater quant à l’embauche, au statut,
à la rémunération et aux conditions de travail de travailleurs
tunisiens à la mine Langlois de Lebel-sur-Quévillon.
La FTQ et le Syndicat des Métallos voient également dans cette
entente un exemple à suivre en termes de formation de la
main-d’œuvre locale et de réorientation professionnelle, dans ce
cas de la foresterie aux mines.
Conditions de travail
décentes
«
Cette entente pourrait devenir
un modèle pour d’autres secteurs d’activité et d’autres régions
dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre spécialisée. Les
modalités qu’on y trouve viennent en quelque sorte confirmer que
l’apport, même temporaire, d’une main-d’œuvre étrangère ne saurait
signifier l’établissement de conditions de travail inférieures à
celles déjà en vigueur », a fait valoir le secrétaire
général de la FTQ, René Roy.
Un filet de sûreté pour les
travailleurs de Lebel-sur-Quévillon
«
On doit voir cette entente
comme un filet de sûreté pour les travailleurs de
Lebel-sur-Quévillon, déjà lourdement éprouvés par la crise
forestière, qui peuvent et veulent s’inscrire dans un processus de
formation pour combler les postes disponibles dans un secteur
minier en pleine expansion », a indiqué pour sa part Daniel
Roy, directeur québécois du Syndicat des Métallos.
Priorité à la formation des travailleurs locaux
Rappelons qu’une crise majeure se préparait lors de l’annonce de
l’embauche de travailleurs tunisiens par la minière Breakwater au
moment même où des centaines de travailleurs de Lebel-sur-Quévillon
étaient sans emploi en raison de la crise dans la forêt.
L’intervention de la FTQ aussi bien au niveau gouvernemental,
local, qu’à celui de l’entreprise a permis de désamorcer les
tensions. L’enjeu n’a jamais été la provenance de ces travailleurs
mais plutôt l’absence d’un processus de formation des travailleurs
locaux disponibles.
Rappelons également que les ministres Claude Béchard et Sam Hamad
ont affirmé publiquement qu’ils prendraient toutes les dispositions
pour que les travailleurs de Lebel-sur-Quévillon désireux de se
former pour travailler dans le secteur minier aient les ressources
pour le faire.
Ne pas répéter les mêmes erreurs
dans la foresterie
«
Comme nous l’avons rappelé, à
l’occasion du Sommet sur la forêt en décembre dernier, il ne
faudrait pas répéter dans le secteur forestier l’erreur que nous
avons commise dans le secteur minier, dans les années 1980, en ne
maintenant pas une main-d’œuvre prête à prendre le relais lorsque
l’industrie reprendra de la vigueur.
« Tout le monde donnait alors le secteur minier pour moribond à
tout jamais. Il faut savoir planifier la main-d’œuvre pour le long
terme », a repris le secrétaire général de la FTQ.
École des mines
Au chapitre de la formation, à la fois la FTQ et le Syndicat des
Métallos pressent le gouvernement de donner suite aux dispositions
du dernier budget sur la mise en place d’un Institut des mines. «
La venue de travailleurs
tunisiens en Abitibi, même balisée par l’entente signée hier, fait
la démonstration de l’urgence de faire progresser ce dossier
», ont conclu les deux dirigeants syndicaux.
La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus
de un demi-million de membres. Le Syndicat des Métallos est le plus
important affilié du secteur privé à la FTQ.
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