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2008-10-15Nouvelle
Stephen Harper doit prendre acte des
résultats
« Les électeurs ont dit non aux politiques de droite
des conservateurs. Ces derniers devront apprendre à gouverner
autrement » – Michel Arsenault et René Roy, respectivement
président et secrétaire général de la FTQ
Montréal, le mercredi 15 octobre
2008 – « Nous sommes
heureux de voir que les Québécois et Québécoises ont fait une
lecture appropriée du bilan des conservateurs au pouvoir et qu’ils
n’ont pas été dupes de leur discours.
Nous sommes heureux qu’ils aient renouvelé leur confiance dans le
Bloc Québécois, un parti qui a toujours été proche des
préoccupations des travailleurs et travailleuses du Québec
», a déclaré le président de la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault.
« Nous constatons comme tout le
monde que cette élection nous ramène à la case départ et qu’une
majorité de Canadiens ont voté contre les politiques
conservatrices », a ajouté le secrétaire général René Roy.
Faire front commun face à la
crise
« Tenant compte des enjeux
importants pour les travailleurs et la population et de la
situation économique qui va demander des mesures énergiques, nous
pensons que les conservateurs devront gouverner de concert avec les
autres formations politiques.
« À notre avis, une telle alliance devra inclure un plan pour
atteindre les objectifs de Kyoto, un plan de relance de l’économie,
une réforme de l’assurance-emploi, une protection de la langue
française dans les institutions et entreprises relevant du code
fédéral du travail, le rétablissement du financement des programmes
dédiés à la culture, une vraie reconnaissance de la nation
québécoise, un règlement véritable du déséquilibre fiscal, ainsi
qu’un retrait responsable des troupes en Afghanistan. La FTQ est
également préoccupée par l’avenir des secteurs manufacturier et
industriel dans la grande région de Montréal qui risque tôt ou tard
de faire les frais de la crise des marchés financiers. Montréal
reste le deuxième centre urbain du Canada et ne doit pas être
oublié par le gouvernement conservateur.
« Nous encourageons donc les principaux intéressés à s’asseoir
ensemble au plus vite et à travailler pour le bien des familles
québécoises et canadiennes », ont conclu les leaders
syndicaux.
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