2008-11-04Nouvelle
Énoncé budgétaire de la ministre des
Finances
La FTQ reste sur sa faim
Montréal, 4 novembre 2008 –
Réagissant à l’énoncé budgétaire présenté aujourd’hui par la
ministre des Finances, madame Monique Jérôme-Forget, le président
de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ),
Michel Arsenault, a exprimé sa déception face à la modestie des
mesures mises en place. Alors qu’il y a maintenant consensus que
l’économie du Québec est condamnée à un ralentissement au cours des
prochains mois, le président de la FTQ aurait aimé voir plus de
mordant dans les mesures mises de l’avant.
«
Une fois qu’on soustrait
l’indexation des tables d’impôt, une mesure déjà adoptée et
mandatée depuis 2002, le ‘stimulus’ se résume à bien peu. Les
mesures d’indexation de prestations d’aide sociale et l’ajustement
des crédits d’impôt pour les retraités sont louables et
nécessaires, mais c’est bien peu en bout de piste. Avec une
récession à l’horizon, c’est maintenant qu’il faut réagir »,
a déclaré le président de la FTQ.
«
Des programmes d’investissement
dans la formation professionnelle postsecondaire, le transport en
commun, le logement social, l’économie d’énergie ainsi que le
développement durable sont des mesures qui auraient pu donner un
coup de fouet à l’économie québécoise afin de préparer
l’avenir », a ajouté le président Arsenault.
Par ailleurs, M. Arsenault a salué la plus grande marge de manœuvre
accordée à Investissement Québec afin d’accorder des garanties de
prêt. «
Avec le resserrement du
crédit qui pointe déjà son nez, il s’agit là d’une mesure qui
pourra aider les entreprises québécoises à absorber les mois
difficiles », a poursuivi M. Arsenault.
Finalement, le président de la FTQ doute que les finances publiques
soient en aussi bonne forme que le laisse entendre la ministre. «
La ministre a déjà balayé les
déficits des années précédentes sous le tapis. Dans les faits, pour
les deux prochaines années, il y aura de légers déficits
d’opération. Si on ajoute à ça des prévisions de croissance
optimistes, ainsi que des prévisions de contrôle des dépenses assez
héroïques, on ne peut que se désoler que le gouvernement Charest ne
se soit pas donné plus de marge de manœuvre au cours des deux
dernières années », de conclure Michel Arsenault.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente
plus d’un demi-million de membres.