 Une retraite à l'abri des soucis  Téléchargez le programme d'éducation  Publications à consulter
|
2008-11-06Nouvelle
Élections présidentielles américaines
La FTQ salue l’élection de Barack Obama à la
présidence des États-Unis
Montréal, mercredi 6 novembre
2008 – Le président de la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault, salue l’élection
du démocrate Barack Obama à la Maison Blanche.
« Le nouveau président désigné
s’est prononcé à de multiples occasions, avant et pendant la
présidentielle américaine, en faveur des droits des travailleurs et
travailleuses, en faveur du droit à la syndicalisation et de son
exercice sans entraves. Ça ne peut qu’être une bonne nouvelle pour
la classe ouvrière américaine dont le taux de syndicalisation est
en constant déclin depuis près de 50 ans », a indiqué le
président de la FTQ.
« C’est également une bonne
nouvelle pour le mouvement syndical québécois dont les assises
seraient renforcées par une poussée de la syndicalisation chez nos
voisins du Sud et par la mise au rancart de pratiques
anti-syndicales et anti-travailleurs qui sont malheureusement
légion chez nombre d’employeurs aux États-Unis et qui parfois
servent de modèle comme on l’a vu chez nos voisins ontariens pour
le processus de syndicalisation. De plus, nous sommes souvent aux
prises avec les mêmes employeurs américains », a rappelé
Michel Arsenault.
« Face à la crise financière et
économique d’une ampleur sans précédent que subissent de plein
fouet les travailleurs américains, un meilleur accès à la
syndicalisation permettrait de canaliser les solidarités et de
redonner ne serait-ce qu’un peu d’espoir au moment où des milliers
de personnes perdent leur maison, leur fonds de pension et souvent
les économies de toute une vie », a ajouté M. Arsenault.
Rappelons les propos tenus par le candidat aux primaires démocrates
Obama, à l’occasion d’une intervention à Dubuque, Iowa, le 13
novembre 2007 :
« We're ready to take the offense
for organized labor. It's time we have a President who didn't choke
saying the word 'union.' We need to strengthen our unions by
letting them do what they do best --- organize our workers. If a
majority of workers want a union, they should get a union. It's
that simple. We need to stand up to the business lobby that's been
getting their friends in Congress and in the White House to block
card check. That's why I was one of the leaders fighting to pass
the Employee Free Choice Act. That's why I'm fighting for it in the
Senate. And that's why we'll make it the law of the land when I'm
President. »
(Traduction libre) « Nous sommes
désormais prêts à considérer les difficultés du mouvement syndical.
Il est temps que nous nous donnions un président qui ne s’étouffe
pas simplement en prononçant le mot « syndicat ». Nous devons
renforcer nos syndicats en les laissant faire ce qu’ils font le
mieux – recruter et syndiquer nos travailleurs. Si une majorité de
travailleurs veulent un syndicat, ils devraient avoir un syndicat.
C’est aussi simple que ça. Nous devons nous tenir debout face à un
lobby des affaires qui a obtenu l’appui de ses amis au congrès et à
la Maison Blanche pour bloquer la syndicalisation par la signature
de cartes d’adhésion. C’est pourquoi j’ai fait partie des leaders
dans la bataille pour faire passer la Loi sur la liberté de
choix des salariés. C’est
pourquoi je me bats pour cette loi au sénat. Et c’est pourquoi nous
en ferons une loi de ce pays lorsque je serai élu à la
présidence. »
La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus
de un demi-million de membres.
|