2009-04-19Nouvelle
La FTQ en appelle du jugement la
condamnant pour avoir exprimé son désaccord face aux promesses de
l’ADQ lors des élections de 2003
« La FTQ reste convaincue que certains articles de la
Loi électorale du Québec sont inconstitutionnels, nous avons bien
l’intention de défendre la liberté fondamentale de s’exprimer
pendant une campagne électorale » – René Roy
Le secrétaire général de la FTQ, René Roy
Montréal, le 19 avril 2009
– La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
porte en appel devant la Cour supérieure le jugement du 24 mars
dernier la condamnant pour avoir distribué des documents dénonçant
l’ADQ à l’occasion de la campagne électorale de 2003.
La Cour du Québec invoque le fait que la FTQ n’avait pas la qualité
d’agent officiel d’un candidat ou d’un parti politique autorisé
pour faire connaître son point de vue de même que les enjeux d’une
campagne électorale et que son geste constituait donc une dépense
électorale illégale.
«
Pour la FTQ, les articles 402,
413 et 415 de la Loi électorale sont inconstitutionnels parce
qu’ils briment la liberté fondamentale de s’exprimer
démocratiquement dans une campagne électorale », a déclaré
le secrétaire général de la FTQ, René Roy.
«
En limitant notre droit
d’expression, certains articles de la Loi électorale portent
atteinte à la liberté d’association reconnue par la Charte
canadienne des droits et libertés et la Charte des droits et
libertés de la personne du Québec. Ces lois fondamentales doivent
avoir préséance sur le monopole d’expression de fait des partis et
de leurs chefs à l’occasion de campagnes électorales
québécoises », a ajouté René Roy.
Le droit de se défendre
«
Le mouvement syndical n’a
d’autre choix que de se défendre lorsque les droits fondamentaux
des travailleurs et des travailleuses qu’il représente sont
attaqués, peu importe que l’on soit en campagne électorale ou non.
Les faussetés et les affirmations mensongères doivent être
dénoncées. D'ailleurs, Québec devrait suivre l’exemple du
gouvernement fédéral qui autorise les tiers partis à engager des
dépenses jusqu'à 180 000 $ en campagne électorale », a
conclu le secrétaire général de la FTQ, René Roy.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente
plus de un demi-million de membres.
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Source FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, cellulaire 514 893-7809
Pour votre information, articles
402,413 et 415 de la Loi électorale du Québec
Dépense électorale.
402. Est une dépense électorale le coût de tout bien ou service
utilisé pendant la période électorale pour :
1° favoriser ou défavoriser, directement ou indirectement,
l’élection d’un candidat ou celle des candidats d’un parti;
2° diffuser ou combattre le programme ou la politique d’un candidat
ou d’un parti;
3° approuver ou désapprouver des mesures préconisées ou combattues
par un candidat ou un parti;
4° approuver ou désapprouver des actes ccomplis ou proposés par un
parti, un candidat ou leurs partisans.
Autorisation de dépenses.
413. Pendant la période électorale, seul l’agent officiel d’un
candidat ou d’un parti autorisé ou son adjoint peuvent faire ou
autoriser des dépenses électorales.
Utilisation d’un bien ou
service.
415. Tout bien ou service dont tout ou partie du coût constitue une
dépense électorale ne peut être utilisé pendant la période
électorale que par l’agent officiel du candidat ou du parti ou
qu’avec son autorisation.