2012-05-18 10:30
Nouvelle
Les dirigeants de la FTQ à
Sherbrooke
« Il faut stopper la ronde des lois
spéciales et réaffirmer nos valeurs »
– Michel Arsenault et Daniel Boyer, président et secrétaire général
de la FTQ
« Quand je
vois des injonctions accordées à une poignée de personnes qui
veulent traverser une ligne de piquetage, cela m’inquiète. Le temps
n’est pas loin, où, dans les milieux de travail, on prétendra que
les opposants à une grève votée démocratiquement par une majorité
ont le droit de travailler. On est en train d’enlever tout leur
sens aux droits d’association, de négociation et de grève. Avec la
loi 33 dans la construction, on est même allé jusqu’à interdire aux
syndicats et aux employeurs de se parler. Il faut stopper la ronde
des lois spéciales et réaffirmer les valeurs qui ont fait du Québec
une société de droit, juste et démocratique. »
C’est ainsi que d’entrée de jeu, Michel Arsenault a débuté son
message, suivi de Daniel Boyer qui s’en est pris au gouvernement
Harper, qui n’a pas hésité lui aussi à recourir à une loi spéciale
pour bloquer la libre négociation, comme il l’a fait à Air Canada
et chez les postiers, et qui s’apprête à adopter lui aussi sous
bâillon le projet de loi C-38, qui met à mal les droits
démocratiques.
« Ça n’a plus d’allure!,
a-t-il dit. Avec C-38, le
gouvernement enlève même aux chômeurs et aux chômeuses le seul
moyen qu’ils avaient de se défendre en en appelant devant les
tribunaux administratifs des décisions qu’ils jugeaient injustes.
Et du même coup, il veut les obliger à accepter des emplois moins
qualifiés et moins rémunérés. Et tout ça, dans une situation où les
dossiers s’empilent sur les bureaux de Service Canada, faute de
ressources, et où des retards indus s’accumulent, privant les
sans-emploi de leurs prestations, souvent pendant plusieurs mois.
C’est inadmissible. »
Les dirigeants de la FTQ ont aussi fait valoir le message qu’ils
véhiculent de région en région : il va falloir se serrer les coudes
si on veut conserver nos régimes publics de santé et d’éducation,
si on veut que les générations actuelles et futures jouissent d’une
retraite à l’abri des soucis et si on souhaite que le développement
des ressources naturelles profite à l’ensemble des Québécois et des
Québécoises, sur tout le territoire. La FTQ presse également la
ministre du Travail Lise Thériault de refaire ses devoirs
relativement à la modernisation du régime de santé et de sécurité
du travail.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente
plus de 600 000 membres.