2012-05-24 11:49
Nouvelle
Modifications à
l’assurance-emploi
« Est-on en train de revenir au
travail forcé? »
— Le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer
Ce ne sont
plus les chômeurs et les chômeuses qui courront après des emplois
bien payés et répondant à leurs qualifications, ce sont les emplois
disponibles qui seront distribués aux sans-emploi, qui n’auront
d’autre choix, à un moment donné, de les accepter. C’est le monde à
l’envers, est-ce qu’on est en train de revenir au travail forcé?
C’est inimaginable!
En plus, quand on sait que les nouveaux emplois créés sont la
plupart du temps précaires, à temps partiel, on comprend que les
modifications seront encore plus dures pour les plus démunis. Si
des petits pas ont été faits pour réduire la pauvreté, on peut
s’attendre à faire marche arrière dans peu de temps », a
ajouté Daniel Boyer.
Le secrétaire général de la FTQ rappelle enfin que l’abolition des
mécanismes d’appel et leur remplacement par un tribunal de la
sécurité sociale ayant moins de ressources provoqueront davantage
de retards, décourageront les contestations et priveront d’autant
plus les sans-emploi de leurs droits.
« On a vraiment un gouvernement
fédéral antisocial qui va devoir en payer le coût à un moment
donné! », a-t-il conclu.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente
plus de 600 000 membres.
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Notes: Les chanceux, ceux qui ont des bonnes jobs, avec une
sécurité d’emploi, seront moins pénalisés s’ils perdent leur emploi
et auront 18 semaines pour se trouver un emploi comparable, à 90 %
de leur salaire précédent et après 18 semaines, ils devront se
trouver un emploi similaire, à 80 % de leur salaire.
Les moins chanceux, ceux et celles qui ont des petites « jobs » et
qui changent souvent d’emploi, n’auront aucune période pour se
trouver un emploi comparable, ils auront six semaines pour se
trouver un emploi similaire, à 80 % de leur salaire précédent. Par
la suite, ils devront accepter n’importe quoi, à 70 % du salaire.
Entre les deux, les « résiduels », qui ont souvent un travail
saisonnier ou occasionnel sur une base régulière, auront six
semaines pour se trouver un emploi comparable, à 90 % du salaire,
six semaines pour se trouver un emploi similaire, à 80 % et
ensuite, ils devront accepter n’importe quoi, à 70 % du
salaire.