2012-06-04 17:30
Nouvelle
Les dirigeants de la FTQ en
Abitibi-Témiscamingue
« De notre côté, on est toujours
prêts à se relever les manches, mais il faut aussi que les
entreprises mettent la main à la pâte » — Michel Arsenault et
Daniel Boyer, président et secrétaire général de la FTQ
À la FTQ, les dossiers de la forêt et des
mines occupent le premier rang parmi les priorités, et les énergies
sont mises sans relâche pour sauver et créer des emplois. En
Abitibi-Témiscamingue, il en va de la vie de toute la région.
Les gouvernements font leur « job
» à coup de lois
Daniel Boyer n’a pas été plus tendre envers les gouvernements. Il a
dénoncé vertement la loi 12 (projet de loi 78) votée par le
gouvernement Charest contre le mouvement étudiant, qui contrevient
au droit général et reconnu de manifester. Il s’en est pris
également au gouvernement Harper, qui n’a pas hésité lui aussi à
recourir à des lois spéciales pour bloquer la libre négociation,
chez Air Canada, chez les postiers et dans le rail, et qui met à
mal les droits démocratiques avec son projet de loi C-38.
« Ça n’a plus d’allure!,
a-t-il dit. Avec C-38, le
gouvernement enlève même aux chômeurs et aux chômeuses le seul
moyen qu’ils avaient de se défendre en appelant devant les
tribunaux administratifs des décisions qu’ils jugeaient injustes.
Et du même coup, il veut les obliger à accepter des emplois moins
qualifiés, moins rémunérés et à l’extérieur de leur lieu de
résidence. Dans plusieurs entreprises, les syndicats n’ont pas le
temps d’acquérir le droit de grève que les employeurs sont rassurés
par l’annonce d’une loi spéciale faisant leur affaire. C’est
inadmissible. »
Les dirigeants de la FTQ ont aussi fait valoir le message qu’ils
véhiculent de région en région : continuer à lutter pour nos
régimes publics de santé et d’éducation, pour des régimes de
retraite qui permettent de vivre à l’abri des soucis et développer
le Québec comme un territoire où la production de richesses profite
à l’ensemble de sa population.
Ils ont conclu en remerciant tous ceux et celles qui ont travaillé
fort dans le secteur de la construction, alors que la période de
maraudage se termine en fin de semaine. « Voter pour la FTQ-Construction, c’est voter
pour le syndicat qui est le seul au Québec à offrir à ses membres
tous les services dont ils ont besoin. Voter FTQ-Construction,
c’est s’unir pour construire! »
La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente
plus de 600 000 membres.
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Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809