2012-06-04 00:01
Nouvelle
Projet de loi C-38 En plongeant son site dans le noir, la FTQ prend parole
pour protéger des enjeux fondamentaux comme l'environnement, la
démocratie et la protection du revenu des personnes qui perdent
leur emploi

Le gouvernement conservateur de Harper vient
en effet de resserrer les règles relatives aux prestations, à la
définition d’emploi « convenable » de « délai raisonnable pour se
trouver un emploi » ainsi qu’à la distance « raisonnable » à
parcourir pour se rendre chez le nouvel employeur.
« On répartit d’abord les
sans-emploi en trois catégories, les plus chanceux, qui ont des
bonnes jobs avec une certaine sécurité d’emploi, les pas chanceux
du tout, qui ont des “petites” jobs et qui sont obligés de changer
souvent d’emploi et les plus ou moins chanceux, ceux et celles qui
ont un travail saisonnier ou occasionnel 1.
C’est comme si les travailleurs et les travailleuses avaient le
choix d’occuper un emploi régulier plutôt qu’un emploi saisonnier
ou à temps partiel, ou qu’ils prendraient plaisir à faire des
“jobines” au gré du jour.
Ce ne sont plus les chômeurs et les chômeuses qui courront après
des emplois bien payés et répondant à leurs qualifications, ce sont
les emplois disponibles qui seront distribués aux sans-emploi, qui
n’auront d’autre choix, à un moment donné, de les accepter. C’est
le monde à l’envers, est-ce qu’on est en train de revenir au
travail forcé? C’est inimaginable!
En plus, quand on sait que les nouveaux emplois créés sont la
plupart du temps précaires, à temps partiel, on comprend que les
modifications seront encore plus dures pour les plus démunis. Si
des petits pas ont été faits pour réduire la pauvreté, on peut
s’attendre à faire marche arrière dans peu de temps », a
ajouté Daniel Boyer.
Le secrétaire général de la FTQ rappelle enfin que l’abolition des
mécanismes d’appel et leur remplacement par un tribunal de la
sécurité sociale ayant moins de ressources provoqueront davantage
de retards, décourageront les contestations et priveront d’autant
plus les sans-emploi de leurs droits.
« On a vraiment un gouvernement
fédéral antisocial qui va devoir en payer le coût à un moment
donné! », a-t-il conclu.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente
plus de 600 000 membres.